
Printemps dans la clairière







Un tapis de pâquerettes
Jonche la pelouse.
Une tulipe timide
Se cache sous son feuillage.
Le mimosas crache ses flammes.
Le bal des jonquilles
Ondule dans le sous-bois.
Sur la branche du saule,
Le merle lance son chant
D’allégresse.
Ô Printemps !
Saison du renouveau,
De l’appel à la vie,
Tu nous apportes
Le bonheur de revivre.



Le ciel est couleur de plomb,
Une bise aigre se faufile sous la porte.
La nature est au garde-à -vous ;
La neige s’annonce.
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J’attends derrière ma fenêtre ;
Un flocon timide hésite à descendre
Suivi d’autres plus téméraires.
Devenus plus nombreux, ils tournent et virevoltent.
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Un épais tapis blanc recouvre le jardin.
Les arbres tendent leurs bras décharnés
Vers les joyeux lutins blancs
Et leur offrent le refuge de leurs branches.
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Le moineau sautille sur ses pattes gelées
A la recherche d’une rare pitance.
Un vol d’oiseaux noirs s’abat sur la neige
En salissant sa blancheur.



A perte de vue, de l’or,
De l’amarante, un reste de vert.
Que de couleurs sur la campagne !
Quand vient l’automne,
La vigne étincelle
Cachant ses grappes
Entre ses feuilles veloutées.
Mes yeux s’émerveillent
De tant de beauté.
Mes promenades sont un enchantement.
Pourquoi irais-je loin
Chercher ce que j’ai à ma porte?
