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Un air de printemps

Dans l’air matinal, une douceur se dessine.

Les tardives gelées blanchissent l’herbe tendre.

Dans le pré verdi, la vache blonde rumine.

L’oiseau sur la branche lance son cri aigu.

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Les tardives gelées blanchissent l’herbe tendre.

Les blanches pâquerettes éclosent dans le champ.

L’oiseau sur la branche lance son cri aigu.

La pâle et frêle jonquille s’éveille au soleil.

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Les blanches pâquerettes éclosent dans le champ.

Le merle sombre siffle dans le jardin vert.

La pâle et frêle jonquille s’éveille au soleil.

Dans les nids douillets, piaillent les oiselets neufs.

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Le merle sombre siffle dans le jardin vert.

Grues et oies cendrées reviennent du long voyage.

Dans les nids douillets, piaillent les oiselets neufs.

Dans l’air matinal, une douceur se dessine.

Prémices du printemps

Le printemps arrive

A pas de loup.

Le sifflement du merle,

Le crocus d’or dans le gazon,

La timide pâquerette,

Un pâle rayon,

Le ciel entre nuage et ondée,

La tourterelle sur la branche,

Le pommier en fleurs,

Une douceur dans l’air…

Le printemps arrive

A pas de loup.

Un oiseau m’a dit

Un oiseau m’a dit :

Le printemps est de retour.

Un oiseau m’a dit :

Une rose est née.

Un oiseau m’a dit :

Le merle a sifflé.

Un oiseau m’a dit :

L’herbe verdit.

Un oiseau m’a dit :

Le ciel est d’azur.

Un oiseau m’a dit :

Va dans ton jardin

Et danse dans le soleil.

Neige

Au pied de la montagne,

Petit chalet frileux se blottit

Seul dans l’immensité…

Pas un bruit,

Silence d’éternité…

Sur le rameau dénudé,

Chante l’oiseau esseulé.

Se fait entendre le gazouillis

De la source sous la neige.

De fines traces constellent

Le sol immaculé.

Beauté éternelle …

Il a neigé

Hier, dans l’après-midi, la neige s’est invitée chez nous.

De nombreuses années se sont écoulées

Depuis sa dernière visite.

De légers flocons grossissant à vue d’œil

Ont recouvert l’herbe du jardin.

Un oiseau,sur la branche dénudée,

A crié sa solitude.

Au fil des heures, une multitude de papillons blancs

Envahirent le paysage.

Postée derrière ma fenêtre,

Je regardais, une lueur d’enfance dans les yeux,

La nature changer de vêtement.

Me sont revenus d’heureux souvenirs

De matins enneigés dans le village de montagne

Au pied des cimes étincelantes.