Givre

Ce matin, à mon réveil,

Ma fenêtre m’offrit

Mille merveilles:

Étoiles magiques,

Animaux fantastiques

Auréolés de poudre

De diamants.

Le givre annonçait

Le retour de la saison froide.

Au jardin, l’élégante rose

Arborait sa parure scintillante,

Entourée d’une verdure

Frissonnante.

Que de beautés

Nous offre la nature!

Rire

Qu’il est bon de rire

D’une bonne plaisanterie !

Oui, se marrer, s’esclaffer,

Rigoler pour tout dire

Tel rit à gorge déployée,

Tel autre rit aux éclats

Et même parfois aux larmes.

J’en ai rencontrés qui riaient

À s’en tenir les côtes,

À s’en dilater la rate,

D’aucuns qui s’en payaient une tranche,

Se gondolaient et se poilaient

À tout propos.

Certains, plus discrets,

Aiment à badiner, à plaisanter

Dans maintes cocasses situations.

Ce poème est d’un comique !

L’automne

L’automne est une belle saison.

Partout, des taches de couleur :

Feuille de vigne rousse,

Arbre doré ou rouge,

Un peu de vert encore

Chez le sapin.


Pour le peintre, quel plaisir!

Plantons le chevalet

Près de l’étang.

Dans l’eau, reflets or, rouges, orange.

Que de splendeurs!


Mais, au premier coup de vent,

Au premier orage,

Feuilles s’envolent et tourbillonnent.

Le sol devient tapis coloré

Qui tombera en poussière

Au fil du temps.

Verbes

Partir loin, très loin

Admirer la nature grandiose

Errer sans but parmi les ruines

Danser sous les étoiles

Aimer à la folie

Parler aux nuages

Pleurer sous les gouttes

Rire avec le vent

Sauter dans les flaques

Frémir devant la beauté

S’enfuir devant la laideur

Chanter à tue-tête

Voler dans les nues

Virevolter comme la feuille

Fouler le gazon frais

Respirer l’odeur du Printemps

S’enivrer de mille senteurs

Rire au renouveau

Renaître à la vie.

Vivre, vivre, vivre…

Bonheur

Rayon de lune, bonheur.

Fleur sur la branche, bonheur.

Vent dans les arbres, bonheur.

Mer au loin, bonheur .

Enfant joyeux, bonheur.

Flamme dans l’âtre, bonheur.

Lit douillet, bonheur.

Livre dévoré, bonheur.

Qui a dit que le bonheur n’existe pas ?

Le lac

Il est un endroit charmant

Au bord d’un lac dormant

Où l’iris d’eau et la marjolaine

Mêlent leurs senteurs à la verveine.


Sur les rives vertes et herbues,

Les gros frênes chevelus

Mirent leurs silhouettes massives

Dans l’onde fugitive.


Le héron gris y surveille l’ablette

Immobile et droit sur ses pattes grêles ;

À ses pieds, fleurit la pâquerette.


La grenouille sommeille sur le nénuphar ;

La libellule aux ailes frêles

Prend son envol et part.