
L’étang est leur miroir.
Les arbres éplorés
Scrutent leurs rides
A travers l’eau traîtresse.
Sonnet à l’hiver
Cette nuit, sans bruit, la neige est tombée,
Tout doucement, pendant mon sommeil.
A mon réveil, je l’ai sentie,
Un silence inhabituel,
Le bruit d’une voiture assourdi
Par l’épais et moelleux tapis.
L’ hiver est bien là, il s’annonce
En changeant toutes choses.
Où se cache le banc du jardin
Ou le tas de bois près du garage?
Quelques tiges dénudées sortent du massif
Et implorent les cieux sans pitié.
Cette nuit, sans bruit, la neige est tombée
Tout doucement, pendant mon sommeil.
Paysage de montagne
Herbes au jardin botanique
Hiver sur le parc
Neige
Le ciel est couleur de plomb,
Une bise aigre se faufile sous la porte.
La nature est au garde-à-vous,
La neige s’annonce.
J’attends derrière ma fenêtre;
Un flocon timide hésite à descendre
Suivi d’autres plus téméraires.
Devenus plus nombreux, ils tournent et virevoltent.
Un épais tapis blanc recouvre le jardin.
Les arbres tendent leurs bras décharnés
Vers les joyeux lutins blancs
Et leur offrent le refuge de leurs branches.
Le moineau sautille sur ses pattes gelées
A la recherche d’une rare pitance.
Un vol d’oiseaux noirs s’abat sur la neige
En salissant sa blancheur.
Mas en Provence
A l’aube d’un nouveau jour
Solitude
Dans la campagne endormie,
Un cavalier galope à vive allure.
Quelle est sa destinée?
Nul ne le sait.
Dans les prés blanchis de gelée
Il galope à vive allure.
Un vol de corbeaux s’abat dans le champ.
Le cavalier du destin est passé.
Peu à peu, s’éveille la nature;
Un oiseau solitaire lance son chant,
Le rayon d’un pâle soleil naît.
Dans le sentier durci par le gel,
On voit des traces de sabots.
Le cavalier du destin est passé.












