Archive | février 2016

Automne dans les bois

Au cours de mes marches dans la campagne, mon regard est tombé sur ce tas de bois coupé . J’ai aussitôt voulu « l’immortaliser » .img_0991

Ma chatte

Elle est partie
Ma chatte grise
La vieillesse l’a rattrapée.
Incrust, l’avaient nommée les enfants.
Elle s’était incrustée, en effet,
Un beau jour d’été.
On ne sut jamais d’où elle venait.
L’avait-on abandonnée
Sur la route des vacances?
Elle sentit le bonheur à notre porte,
Les enfants la caressèrent,
Elle fut à son aise,
Elle resta, fidèle et câline .
Dès que je me posais,
Elle sautait sur mes genoux
Griffant mon corsage avec affection.
Confiante en l’âme humaine,
Elle allait vers les inconnus.
Les merles du jardin narguaient
Sa maladresse pour les attraper.
Je t’ai pleurée
Quand j’ai su
Que ta fin approchait.
Mais, mon chagrin s’adoucit
Quand je pense que tes années chez nous
Furent douces et heureuses.

La fable du bonheur

Celui-ci me dit:
Le bonheur, mais oui,
Je l’ai rencontré;
Il est enfoui sous mon or
Bien au chaud dans mon coffre.
Malheur à qui y touchera!
Celui-là répondit:
Ah!Non! Vous n’y êtes pas!
Le bonheur, on le trouve
Loin de chez soi
Dans de lointaines contrées,
Des lieux inexplorés
Envahis d’une ensorcelante végétation .
Dans ma simplicité , je leur dis:
Mon bonheur à moi, il est tout petit,
Il me suit à chaque pas,
Dans la légèteté de l’oiseau,
La beauté diaphane du lys,
Le sommeil serein de la chatte,
Les yeux de l’enfant émerveillé;
Je l’ai vu dans la douceur
D’une nuit d’été ,
Dans l’arc-en-ciel du couchant,
Dans les vignes à perte de vue.
Je l’ai vu, ce bonheur, aussi,
Dans les yeux de l’être aimé.