Jacinthes sur le balcon.
Au loin dans la plaine
Neige à perte de vue…
Viens, donne-moi la main.
Il tombe des flocons
Et le paysage disparaît.
Rentrons, rentrons vite au chaud.
Jacinthes sur le balcon.
Au loin dans la plaine
Neige à perte de vue…
Viens, donne-moi la main.
Il tombe des flocons
Et le paysage disparaît.
Rentrons, rentrons vite au chaud.
Au garde -à-vous
Sur la pente enneigée,
Sapins verts
Montent la garde
Ainsi que des gendarmes sévères.
Leur ramure
Accueille le rouge-gorge
Ou le bouvreuil frileux.
Le manteau neigeux
Recouvre leurs branches
Jusqu’aux beaux jours.
La biche se réfugie
Dans leur ombre protectrice.
Bûcheron, retiens ta cognée.
Laisse à la montagne
Sa parure de verdure.





Au pied de la montagne,
Petit chalet frileux se blottit
Seul dans l’immensité…
Pas un bruit
Silence d’éternité…
Sur le rameau dénudé,
Chante l’oiseau esseulé.
Se fait entendre le gazouillis
De la source sous la neige.
De fines traces constellent
Le sol immaculé.
Beauté éternelle…
Hiver, te revoilà, fidèle à ton rendez-vous.
Il neige sur les montagnes.
Vers où vont les oies sauvages?
Elles nous disent au revoir
Rangées en lignes impeccables.
Cette nuit, sans bruit, la neige est tombée
Tout doucement, pendant mon sommeil.
À mon réveil, je l’ai sentie;
Un silence inhabituel,
Le bruit d’une voiture assourdi
Par l’épais et moelleux tapis.
L’hiver est bien là, il s’annonce
En changeant toutes choses.
Où se cache le banc du jardin
Ou le tas de bois près du garage?
Quelques tiges dénudées sortent du massif
Et implorent les cieux sans pitié.
Cette nuit, sans bruit, la neige est tombée
Tout doucement, pendant mon sommeil.




Cette nuit, il a neigé ;
Je l’ai su au silence
Tombé sur la maison.
Le rouge-gorge crie sa détresse.
Cette nuit, il a neigé ;
Le jardin est enseveli
Sous un édredon moelleux.
Une herbe fragile se dresse.
Cette nuit, il a neigé ;
L’arbre décharné tend vers le ciel
Ses bras tortueux.
Cette nuit, il a neigé ;
Le monde est blanc,
Le monde est pur.






