



Cette nuit, sans bruit, la neige est tombée
Tout doucement, pendant mon sommeil.
A mon réveil, je l’ai sentie ;
Un silence inhabituel,
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Le bruit d’une voiture assourdi
Par l’épais et moelleux tapis.
L’hiver est bien là, il s’annonce
En changeant toutes choses.
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Où se cache le banc du jardin
Ou le tas de bois près du garage ?
Quelques tiges dénudées sortent du massif
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Et implorent les cieux sans pitié.
Cette nuit, sans bruit, la neige est tombée
Tout doucement, pendant mon sommeil.





Sur la pelouse gelée, frissonne l’arbre ,
Seul, dépouillé de ses feuilles,
De sa belle parure d’émeraude .
L’oiseau a fui ses branches nues.
Dans le ciel, de sombres nuées s’avancent
Porteuses de flocons d’albâtre.
Lentement, lentement, une poudre blanche
Recouvre la ramure de l’arbre.
Sur la pelouse gelée, frissonne l’arbre.
L’hiver impose sa loi au jardin privé
De ses multiples parures colorées.

Flaque d’eau
Où les enfants aiment sauter
A pieds joints en éclaboussant
Bien loin…
Rires, rires…
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Source jaillissante
Dans la montagne
Se faufilant
Entre les colchiques
Et les herbes folles.
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Rivière large et majestueuse
Bordant la grande ville.
Péniches et bateaux de promenade
Se disputent le passage.
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Océan infini où se perd le regard.
Miroir immobile et scintillant
Au soleil d’été
Aux vagues sauvages
Se ruant sur le rivage.


En septembre, on se crut aux portes de l’hiver,
Matinées et soirées fraîches, averses glacées,
Bourrasques arrachant aux arbres les premières feuilles.
Octobre nous surprit avec sa douceur.
Un ciel d’azur s’étendit sur la campagne,
Le soleil brilla comme au plus fort de l’été ;
Dans la jardinière, deux gerbéras fleurirent,
Les roses retrouvèrent un peu de vigueur.
Dans les jardins, les oiseaux lancèrent leurs trilles
Déboussolés par cet été s’attardant avec paresse.
Le lézard continua sa chasse aux insectes
Et le papillon son vol éphémère.
Profitons de ce répit car, bientôt, l’automne
Se réveillera dans toute sa splendeur.

L’automne est une belle saison.
Partout des taches de couleur :
Feuille de vigne rousse,
Arbre doré ou rouge,
Un peu de vert encore
Chez le sapin.
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Pour le peintre, quel plaisir !
Plantons le chevalet
Près de l’étang ;
Dans l’eau, reflets or, rouges, orange.
Que de splendeurs!
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Mais au premier coup de vent,
Au premier orage,
Feuilles s’ envolent et tourbillonnent.
Le sol devient tapis coloré
Qui tombera en poussière
Au fil du temps.



