



Cette nuit, sans bruit, la neige est tombée
Tout doucement, pendant mon sommeil.
A mon réveil, je l’ai sentie ;
Un silence inhabituel,
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Le bruit d’une voiture assourdi
Par l’épais et moelleux tapis.
L’hiver est bien là, il s’annonce
En changeant toutes choses.
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Où se cache le banc du jardin
Ou le tas de bois près du garage ?
Quelques tiges dénudées sortent du massif
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Et implorent les cieux sans pitié.
Cette nuit, sans bruit, la neige est tombée
Tout doucement, pendant mon sommeil.



Maisonnette perdue dans la campagne
A la lisière de la forêt profonde.
Lumières éteintes, seul le sapin veille.
A son pied, cadeaux enrubannés
Attendent les enfants endormis.
Au-dehors, règne le silence de la nuit.
Un froid glacial enveloppe toutes choses.
Quelques flocons volent timidement ,
D’autres se joignent à eux avec frénésie.
Puis des myriades de papillons blancs
Envahissent la nuit de décembre.
Dans le ciel, brille l’étoile du berger.
Nuit magique de Noël, naissance divine.
Dans la chaumière, dorment les enfants,
Douillettement enfouis sous la couette.
Dans leur tête, se bousculent des rêves de bonheur.



Hiver, te revoilà ! Avec le givre sur la fenêtre ?
Avec la pelouse blanchie et craquant sous les pas?
Avec la neige tombant sur les sommets ?
Avec l’oiseau criant sa faim, avec la bûche dans l’âtre rougeoyant ?
Hiver, te revoilà avec la douceur du printemps,
Un soleil caressant, des oiseaux repus,
Des arbres bourgeonnant, des timides fleurs,
Les cheminées froides.
Hiver, où es-tu? Que nous réserves-tu ?
Notre monde change-t-il que même les saisons
Ne savent plus où elles en sont!



Au pied de la montagne,
Petit chalet frileux se blottit
Seul dans l’immensité…
Pas un bruit
Silence d’éternité…
Sur le rameau dénudé,
Chante l’oiseau esseulé.
Se fait entendre le gazouillis
De la source sous la neige.
De fines traces constellent
Le sol immaculé.
Beauté éternelle…


