





Dans mon arbre
Mille vies
Se côtoient.
Le pivert
A coups de bec
Frappe l’écorce ;
La tourterelle
Y roucoule ;
Le merle siffleur
Vole de branche en branche ;
L’écureuil roux
Grimpe
A la recherche du gland ;
Une colonie de fourmis
Loge dans le tronc;
Le chat se love
Dans son ombre précieuse.
Une odeur de mousse
Et de champignon
Envahit l’air matinal.

Ce matin, en ouvrant mes volets,
J’ai entendu un appel lointain
Venu du fond des bois:
Le coucou relance son chant.
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Sur le chêne revêtu de vert pâle,
Le merle lance ses trilles
Pour dire sa joie du renouveau
Sous le soleil naissant.
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Sur la pelouse, pâquerettes et pissenlits
Se toisent et rivalisent de beauté éphémère.
La jonquille timide et fragile
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Ose à peine montrer sa corolle.
Le chant du coucou au loin
A donné feu vert au printemps.











Le ciel est couleur de plomb,
Une bise aigre se faufile sous la porte.
La nature est au garde-à-vous,
La neige s’annonce.
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J’attends derrière ma fenêtre.
Un flocon timide hésite à descendre
Suivi d’autres plus téméraires.
Devenus plus nombreux, ils tournent et virevoltent.
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Un épais tapis blanc recouvre le jardin.
Les arbres tendent leurs bras décharnés
Vers les joyeux lutins blancs
Et leur offrent le refuge de leurs branches.
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Le moineau sautille sur ses pattes gelées
A la recherche d’une rare pitance.
Un vol d’oiseaux noirs s’abat sur la neige
En salissant sa blancheur.
