



Maisonnette perdue dans la campagne
A la lisière de la forêt profonde.
Lumières éteintes, seul le sapin veille.
A son pied, cadeaux enrubannés
Attendent les enfants endormis.
Au-dehors, règne le silence de la nuit.
Un froid glacial enveloppe toutes choses.
Quelques flocons volent timidement ,
D’autres se joignent à eux avec frénésie.
Puis des myriades de papillons blancs
Envahissent la nuit de décembre.
Dans le ciel, brille l’étoile du berger.
Nuit magique de Noël, naissance divine.
Dans la chaumière, dorment les enfants,
Douillettement enfouis sous la couette.
Dans leur tête, se bousculent des rêves de bonheur.







Sur la pelouse gelée, frissonne l’arbre ,
Seul, dépouillé de ses feuilles,
De sa belle parure d’émeraude .
L’oiseau a fui ses branches nues.
Dans le ciel, de sombres nuées s’avancent
Porteuses de flocons d’albâtre.
Lentement, lentement, une poudre blanche
Recouvre la ramure de l’arbre.
Sur la pelouse gelée, frissonne l’arbre.
L’hiver impose sa loi au jardin privé
De ses multiples parures colorées.


L’automne est une belle saison.
Partout des taches de couleur :
Feuille de vigne rousse,
Arbre doré ou rouge,
Un peu de vert encore
Chez le sapin.
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Pour le peintre, quel plaisir !
Plantons le chevalet
Près de l’étang ;
Dans l’eau, reflets or, rouges, orange.
Que de splendeurs!
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Mais au premier coup de vent,
Au premier orage,
Feuilles s’ envolent et tourbillonnent.
Le sol devient tapis coloré
Qui tombera en poussière
Au fil du temps.
