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Bonne Année

Bonne année à tous !

Ouvrez les yeux!

Nous voici en janvier.

Nouvelle année, apporte-nous le bonheur

Et la joie!


Apporte-nous la paix!

Ne laisse plus le pauvre à la rue,

Ne sépare plus les gens qui s’aiment

Et prône l’égalité

Entre tous les hommes !

Noëls d’enfance

Qu’ils sont loin les Noëls

De mon enfance!

Impatience en attendant

La date fatidique

Aurai-je le cadeau demandé,

Le berceau ou le parapluie rose?

Le Père Noël était moins généreux

Qu’ aujourd’hui

Mais je me souviens encore de ses cadeaux.

Quel enfant de notre époque

Se souviendra des siens dans l’avenir ?

Magie de la petite vitrine de l’épicière,

Poupées aux yeux écarquillés,

Livres d’images…

Magie des bougies sur le sapin

Allumées sous la surveillance de maman,

Magie des cantiques à la messe de minuit,

Magie des angelots dorés,

Magie de la crèche avec ses santons.

Qu’ils sont loin les Noëls

De mon enfance!

Sonnet à l’hiver

Cette nuit, sans bruit, la neige est tombée

Tout doucement pendant mon sommeil.

À mon réveil, je l’ai sentie ;

Un silence inhabituel,


Le bruit d’une voiture assourdi

Par l’épais et moelleux tapis.

L’hiver est bien là, il s’annonce

En changeant toutes choses.


Où se cache le banc du jardin

Ou le tas de bois près du garage ?

Quelques tiges dénudées sortent du massif


Et implorent les cieux sans pitié.

Cette nuit, sans bruit, la neige est tombée

Tout doucement, pendant mon sommeil.

Attente

Dans les boutiques,

Monte l’effervescence.

Trouver le cadeau unique,

Celui attendu depuis longtemps.

Au réveil, l’enfant impatient

Compte les jours .

Quelle sera la surprise

Au pied du sapin?

Les rues de la ville

Rivalisent de lumières

Et transportent le passant

Dans une féerie lumineuse.

L’hiver, au milieu de sa grisaille

Nous offre une parenthèse

De magie.

Sapins

Au garde – à – vous

Sur la pente enneigée,

Sapins verts

Montent la garde

Ainsi que des gendarmes sévères.

Leur ramure

Accueille le rouge-gorge

Ou le bouvreuil frileux.

Le manteau neigeux

Recouvre leurs branches

Jusqu’aux beaux jours.

La biche se réfugie

Dans leur ombre protectrice.

Bûcheron, retiens ta cognée.

Laisse à la montagne

Sa parure de verdure.

Hiver

Hiver, te revoilà

Avec le givre sur la fenêtre,

Avec la pelouse blanchie

Et craquant sous les pas.

Hiver, te revoilà

Avec la neige tombant sur les sommets,

Avec l’oiseau criant sa faim,

Avec la bûche dans l’âtre rougeoyant.

Hiver, te revoilà

Avec pluie et grésil,

Avec les arbres dénudés,

Avec le vent du nord.

Hiver, te revoilà

Avec l’espoir du renouveau

Dans un avenir proche.

Givre

Ce matin, à mon réveil,

Ma fenêtre m’offrit

Mille merveilles:

Étoiles magiques,

Animaux fantastiques

Auréolés de poudre

De diamants.

Le givre annonçait

Le retour de la saison froide.

Au jardin, l’élégante rose

Arborait sa parure scintillante,

Entourée d’une verdure

Frissonnante.

Que de beautés

Nous offre la nature!

Rire

Qu’il est bon de rire

D’une bonne plaisanterie !

Oui, se marrer, s’esclaffer,

Rigoler pour tout dire

Tel rit à gorge déployée,

Tel autre rit aux éclats

Et même parfois aux larmes.

J’en ai rencontrés qui riaient

À s’en tenir les côtes,

À s’en dilater la rate,

D’aucuns qui s’en payaient une tranche,

Se gondolaient et se poilaient

À tout propos.

Certains, plus discrets,

Aiment à badiner, à plaisanter

Dans maintes cocasses situations.

Ce poème est d’un comique !

L’automne

L’automne est une belle saison.

Partout, des taches de couleur :

Feuille de vigne rousse,

Arbre doré ou rouge,

Un peu de vert encore

Chez le sapin.


Pour le peintre, quel plaisir!

Plantons le chevalet

Près de l’étang.

Dans l’eau, reflets or, rouges, orange.

Que de splendeurs!


Mais, au premier coup de vent,

Au premier orage,

Feuilles s’envolent et tourbillonnent.

Le sol devient tapis coloré

Qui tombera en poussière

Au fil du temps.

Verbes

Partir loin, très loin

Admirer la nature grandiose

Errer sans but parmi les ruines

Danser sous les étoiles

Aimer à la folie

Parler aux nuages

Pleurer sous les gouttes

Rire avec le vent

Sauter dans les flaques

Frémir devant la beauté

S’enfuir devant la laideur

Chanter à tue-tête

Voler dans les nues

Virevolter comme la feuille

Fouler le gazon frais

Respirer l’odeur du Printemps

S’enivrer de mille senteurs

Rire au renouveau

Renaître à la vie.

Vivre, vivre, vivre…