Éloge de la lenteur

Sortir de chez soi, le matin tôt,

Se diriger vers la forêt proche,

Écouter le réveil des oiseaux,

Le chant de la tourterelle.

Admirer le bourdon sur la fleur,

Suivre son vol saccadé ;

Lever la tête et voir la cime des grands pins

Osciller sous la brise estivale.

Dans le ciel, passe une mouette…

Au loin, le grondement de l’océan.

S’asseoir sur la pierre moussue

Éclaboussée par le soleil.

Présenter son visage aux rayons encore timides ;

Reprendre sa route sur le chemin herbeux

Lentement, sans but, sinon celui du bonheur.

Laisser un commentaire