Il est une odeur qui me ramène aux beaux jours de mon enfance, c’est celle du bon plat de riz au lait passé au four que nous préparait ma grand-mère. Sa bonne odeur chaude et sucrée envahissait la cuisine; et quand ma mère sortait le plat du four, sa croûte dorée était un plaisir pour mes yeux d’enfant. Le bonheur était à son comble quand ma cuillère impatiente déchirait cette enveloppe brune et trouvait sous celle-ci le riz blanc et moelleux à souhait. Chère grand-mère, tu n’es plus là; je ne sais pas faire ton plat merveilleux. Laisserai-je à mes petits-enfants une quelconque « madeleine de Proust »?